25 juin 2012

aménageurs.Avec mes copains j'y avais fondé une seconde famille.Aprés avoir tapé les étrangers

on s'y battait parfois,car elle était bien virile.Pourtant personne n'avait l'air de voir que mon sexe

hésitait entre le taffar et le tahan.

En dehors de l'image de mon père accroupi dans sa prière je n'ai eu avant de faire mes douze ans

aucun  contact avec la  religion de mes ancêtres,car  dans le coin aucune mosquée ne pointait son

minaret.Pour l'Aïd je me  bornais à me bourrer de cornes de gazelle,de  makrouds et  de zlabias,et

à  déguster en famille le mouton que mon père n'égorgeait plus sur le balcon,bien conscient pour

qu'il soit halal,en souvenir d'Abraham,un nom juif qui n'était celui d'aucun de mes potes.En effet,la

police de  proximité  était venue pour qu'il  arrète  cette  pratique dégueulasse,aprés une plainte

de  la  portugaise qui en avait  marre de voir du sang couler sur les tomettes de son balcon.

Mais  cet âge fut celui de ma circoncision.

Tout  s'est passé dans une cave de l'immeuble,celui-là même où avaient  lieu les  tournantes

J'ai été présenté à un type tout  ce qu'il y avait lieu de quelconque,un immam autoproclamé dont

je  neconnaissais pas  cette spécialité,vu que c'était le successeur de mon père dans sa boutique

d'épicier  rachetéepour  une bouchée de pain..Il m'expliqua les obligations et les interdits de l'

Islam,ainsi que les symboles.D'abord la prière que le bon musulman doit faire cinq fois par jour

tourné vers la Mecque,un endroit  dont j'entendais parler pour la première fois.Puis la propreté

qui impose les  ablutions  qu'on doit faire,même avec le sable du  désert s'il n'y a dans le coin

aucune oasis,pas plus que de puits ou d'eau courante au robinet.Quand on va  aux toilettes,me

dit-il,il  faut toujours se torcher de la main gauche car la droite doit rester pure pour servir les

invités qu'Allah nous envoie et rouler la boulette de couscous.Il  racontait tout ça avec des intona-

tions bizarres qui ressemblaient à celles du muezzin,en brandissant bien haut  un livre trés mince

à la couverture gravée d'or ,sans doute un Coran,et un gros bouquin qu'il m'a dit être le recueil

des interprétations des Docteurs de la Loi.Il avait l'air sérieux,comme un Pape,mais tout ça me

faisait rigoler en dedans,au point d'être obligé de réprimer un fou-rire,celui d'un buveur de pastis

bien tassé avecdes rondelles de saucisson,qui ne se gêne pas pour manger,boire et fumer bien

avant que ne  tonne le canon de la fin du Ramadan.Enfin,je faisais comme les  filles,je   ne sortais

jamais du petit coin sans faire un détour par la salle de bains pour me  laver les fesses et les

mains.Mais j'ai beaucoup moins ri  quand il  a sorti des plis de sa gandoura le  grand couteau

bien affûté qu'il aiguisa un peu  plus  sur une marche d'escalier.Cet instrument,m'expliqua-t-il,

allait faire de  moi un vrai musulmqan,un fidèle serviteur d'Allah en supprimant la partie femelle de

mon petit zobi.Il tira sur le  prépuce qu'il trancha d'un coup vif,aussi rapide que l'éclair.Déculotté,je

me suis penché en avant,cassé en deux par une épouvantable douleur,lorsque je l'ai entendu

 dire en bon français,"Merde,j'ai oublié de l'anesthésier!".Puis,contemplant mes fesses à  l'air et

mon anus béant,il me demanda si par hasard je ne serais pas tapette,pendant que je me deman

dais quel salaud de ma  bande avait bien pu le révéler.Je n'ai pas répondu et,comme si ça n'avait

rien d'extraordinaire,ilparla d'autre chose,surtout de ma profession de foi,de ma chéhada qui me

ferait témoigner de l'existence de Dieu.Elle consistait à répéter trois fois"Allah Akbar,Allah Il Allalh

Allah Ou Akbar,Ou Mohamed  Rassoul Allah",à genou,comme mon père,avec les mains ouvertes

vers les cieux en signe  de soumission,ce qui est  le sens même du mot Islam,dans la  posture

de l'oeuf des champions de ski que j'avais vus à la  télé pour les jeux olympiques d'hiver.Ces^

simples mots me feraient entrer pour toujours dans la  Communauté  des fidèles,l'Oumma,une

immense  nébuleuse toujours en expansion comme  l'Univers qui recouvrirait un jour toute la

terre grâce au Djihad.Elle n'

Posté par HenriVray à 10:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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